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Etude «Oeldorado 2007» d'ExxonMobil
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LE TIGRE



Zurich, le 3 juillet 2007
 

Forte augmentation des réserves de pétrole et de gaz - Les investissements ont étés fructueux.

Le prix du pétrole a de nouveau augmenté en 2006 et a atteint, avec une valeur annuelle moyenne de 65 dollars US le baril, le plus haut niveau jamais enregistré, soit dix dollars US de plus que l'année précédente. Cette tendance, qui se poursuit depuis plusieurs années, a tout de même un bon côté : d'après l'étude "Oeldorado 2007" d'ExxonMobil, société mère d'Esso Suisse, qui a été présentée le 27 juin 2007 à Essen (Allemagne), la quantité des réserves avérées de pétrole et de gaz a fortement augmenté. Cela est également dû aux investissements croissants effectués depuis plusieurs années par les compagnies pétrolières privées. Les réserves de pétrole avérées sont passées de 175,4 milliards de tonnes à 178,7 milliards de tonnes, soit un accroissement de 1,9 %. Ne peuvent être considérées comme réserves avérées que celles qui ont déjà été confirmées par des forages et qui peuvent être exploitées de manière rentable avec les techniques actuelles. La quantité effective de toutes les réserves existantes est quant à elle beaucoup plus élevée.

La consommation totale mondiale a augmenté de près d'un pour cent et se monte à 3 896 millions de tonnes. La production de pétrole est quant à elle beaucoup plus élevée avec 3 942 millions de tonnes, ce qui équivaut à une augmentation de 0,9 %. Si l'on compare ces accroissements en chiffres absolus, la progression des réserves de pétrole (3 359 millions de tonnes) est près de cent fois supérieure à l'augmentation de la production de pétrole (34 millions de tonnes). La capacité de raffinage est restée quasiment inchangée.

Pour ce qui est du gaz, les réserves ont augmenté de 1,1%, atteignant les 175 milliards de m3. C'est la Communauté des Etats Indépendants (CEI, pays de l'ex-URSS) qui affiche la plus forte croissance avec 3,2 %. La production mondiale de gaz a augmenté de 1,4 % et atteint 2,8 milliards de m³; quant à la consommation, elle a augmenté de 1,7 %t et atteint 2,9 milliards de m³.

Évolution des prix

L'évolution des prix pour le pétrole brut et les produits à base d'huile minérale n'est pas parallèle. Alors que le prix du pétrole brut a atteint des pics encore jamais vus avec des prix moyens de 73 dollars le baril en juillet et en août (le pétrole brut Brent s'est vendu en partie à 78 dollars le baril), le prix a de nouveau chuté à l'automne et à l'hiver 2006. Il atteint son niveau le plus bas en janvier 2007 avec une valeur moyenne de 54 dollars le baril. Cette évolution n'est pas due au recul de la demande, mais curieusement à la décision de l'OPEP visant à limiter la production. Alors qu'en règle générale, la raréfaction factice d'une marchandise sur le marché entraîne une augmentation du prix, but initialement visé par l'OPEP, c'est exactement le contraire qui s'est produit : le prix a chuté. Cela s'explique par la part spéculative élevée inhérente à ce prix. La décision de l'OPEP a entraîné une augmentation des capacités de production inutilisées au sein de cette organisation. Les capacités de production libres consolident le marché et limitent le risque d'explosion soudaine des prix. Mais c'est un véritable poison pour les spéculateurs qui tirent souvent un gros avantage des explosions de prix survenant à court terme en raison de restrictions d'ordre politique ou technique. Une partie de l'argent spéculatif a été reportée sur d'autres marchés, mais est revenue au cours de l'année 2007, les prix passant ainsi de nouveau la barre des 70 dollars.

Pour l'Europe, c'est le marché de Rotterdam qui joue un rôle déterminant. Les prix de l'essence et du diesel y ont certes suivi les mouvements du prix du pétrole brut, mais ont affiché des explosions encore plus importantes. Ceci est dû - notamment en ce qui concerne l'essence - à la forte activité d'importation des vendeurs américains observée depuis maintenant sept ans. Pour 2006, on estime à 50 millions de tonnes la quantité qui a été transportée aux États-Unis pour y équilibrer le manque de pétrole dû au manque de structures de raffinage. Les chiffres correspondants mettent en évidence un sous-approvisionnement de 80 millions de tonnes pour une consommation de 940 millions de tonnes et une capacité de raffinage de 864 millions de tonnes. Cette lacune ne peut pas être comblée rapidement non plus car les projets de raffineries et les autorisations n'avancent pas plus vite aux États-Unis que par exemple en Allemagne. Les augmentations des capacités qui ont été constatées aux États-Unis sont exclusivement dues à l'extension des raffineries existantes pour lesquelles l'autorisation a été donnée et les travaux réalisés plus rapidement.

Évolutions régionales

Alors que les réserves, la production et la consommation ont augmenté dans le monde entier, les différentes régions présentent des évolutions divergentes.

Les réserves de pétrole ont chuté en Europe, en Amérique du Sud et en Asie, alors qu'elles ont augmenté en Afrique et dans la CEI. C'est la CEI qui affiche la plus grande croissance, enregistrant une augmentation de plus de 27 % par rapport à l'année précédente grâce à l'accroissement des réserves au Kazakhstan.

Il en est de même pour la production de pétrole qui a reculé en Europe et en Amérique du Sud, mais qui a augmenté dans les autres régions. L'Afrique aurait pu obtenir un résultat plus élevé pour la production si les troubles au Nigeria n'avaient pas entraîné un recul de la production de 6,3 % dans le pays.

La consommation de pétrole est la conséquence d'efforts de restriction considérables effectués dans les pays industrialisés d'un côté, et de la consommation, dont l'augmentation est liée à la bonne conjoncture, dans les pays affichant des taux de croissance élevés. Elle a chuté en Europe et en Amérique du Nord et a augmenté dans toutes les autres régions. La plus grande croissance a été enregistrée en Asie où la consommation a augmenté de 6,8 % et s'élève à 347 millions de tonnes.

Gaz naturel

Les réserves de gaz naturel ont augmenté de 1,1 % et atteint près de 175 milliards de mètres cubes, alors qu'elles ont diminué en Europe, en Afrique et en Amérique du Nord. De fortes croissances dans les autres régions de gaz naturel, notamment dans la CEI, ont donné lieu à une surcompensation. Avec des réserves de 47,5 milliards de m³, ce pays, qui doit une partie considérable de ses devises à l'exportation du gaz, dispose de loin des plus grandes réserves de gaz au monde.

En ce qui concerne la production du gaz naturel, les croissances les plus importantes ont été observées en Amérique centrale et en Amérique du Sud ainsi qu'en Asie. La hausse de 1,7 % de la consommation mondiale de gaz naturel traduit un besoin de plus en plus important pour cette source énergétique. Ici aussi, les évolutions économiques, tout comme les efforts de restriction, se reflètent : alors que la consommation a reculé en Europe, elle a augmenté dans toutes les autres régions, notamment en Asie.

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