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Étude « Oeldorado 2009 » d'Exxon-Mobil
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LE TIGRE



Zurich, le 10 septembre 2009
 

Nouvelle augmentation des réserves de pétrole et de gaz : les investissements effectués portent leurs fruits.

Pour la neuvième fois consécutive les réserves mondiales de pétrole ont augmenté, atteignant 182,2 milliards de tonnes en 2008, soit une hausse de 0,8 % par rapport à l'année précédente. Les quantités de production ont également continué d'augmenter dans des proportions presque similaires par rapport à 2007, à savoir de 0,9 %. La consommation a en revanche chuté pour la première fois depuis 1991, alors que la capacité de raffinage a été de nouveau élargie en 2008 en fonction des besoins individuels.

Si l'on effectue une comparaison à long terme, ces évolutions viennent confirmer la tendance : depuis 1990 les réserves de pétrole ont augmenté 57 fois de plus que les besoins. Le gaz naturel suit la même tendance : l'augmentation des réserves mondiales depuis 1990 s'avère également 57 fois plus élevée que la hausse de la consommation. Par rapport à l'année précédente, cette source d'énergie enregistre non seulement une augmentation des réserves et de la production, mais également de la consommation.

C'est ce qui ressort de la récente étude « Oeldorado 2009 » effectuée par ExxonMobil, la société mère d'Esso Suisse, qui regroupe les informations-clés relatives au pétrole et au gaz depuis 1990.

Évolution Pétrole en millions de tonnes Gaz naturel en milliards de m3
  2008 2007 1990 2008 2007 1990
Réserves 182.191,0 180.717,0 135.734,0 177.001,0 175.005,0 119.328,0
Production 3.942,5 3.906,5 3.164,3 3.044,9 2.975,3 2.051,2
Consommation 3.939,3 3.954,0 3.130,2 3.062,0 3.014,4 2.059,2
Capacité de raffinage 4.326,0 4.317,5 3.730,4 -- -- --

En ce qui concerne les quantités déclarées en tant que réserves, seuls les gisements de pétrole et de gaz naturel qui ont déjà été confirmés par des forages et qui peuvent être exploités de manière rentable avec la technique actuelle aux prix actuels ont été retenus. Ces critères s'appliquant seulement à une partie des ressources déjà connues, la totalité des réserves mondiales connues est considérablement plus élevée que les réserves mentionnées dans notre étude.

Si l'on met en relation l'augmentation des réserves, aussi bien pour le pétrole que pour le gaz naturel, avec les quantités concordantes respectives en matière de production et de consommation, nous constatons une situation équilibrée de l'offre et de la demande sur le plan international. Ces données fondamentales sont cependant marquées par des divergences sur le plan régional : certaines activités de production ont dû être réduites malgré l'augmentation des réserves et d'autres ont été renforcées alors que les gisements avaient diminué. La comparaison entre la consommation et la disponibilité met également en évidence l'importance de la coopération internationale et des libres marchés pour garantir un approvisionnement énergétique sans faille au niveau mondial. Les conflits politiques, le manque de capital ou l'absence de savoir-faire technique créent des désaccords dans le cadre desquels les difficultés de l'économie mondiale jouent un rôle supplémentaire de catalyseur depuis l'année dernière.

Le « top 10 » en matière de réserves, de production et de consommation de pétrole

En 2008 l'Arabie Saoudite est restée le pays qui détient les plus importantes réserves de pétrole et compte la production la plus élevée, tandis que la consommation occupe la huitième place dans la comparaison mondiale. Les capacités de raffinage axées sur la demande correspondent à ce niveau de consommation. La situation est légèrement différente au Canada, où la consommation concorde également avec les capacités de transformation. Toutefois, les quantités de production n'atteignent que la septième place, alors que le Canada dispose avec ses sables bitumineux des deuxièmes réserves au monde. Tandis que l'Iran, troisième pays au monde en termes de réserves, se hisse à la quatrième place pour les quantités de production, l'Irak présente des déséquilibres : bien qu'il soit le quatrième pays au monde en termes de réserves, il n'apparaît pas parmi les dix premiers pays pour les quantités produites. En revanche, le Venezuela a réussi cette performance malgré une production à la baisse, bien que les réserves déclarées soient, suite à des réévaluations, plus élevées que celles des Émirats arabes unis et que l'on aurait donc plus s'attendre à une part plus élevée pour les quantités produites. La Russie, la Chine et les États-Unis présentent également des constellations intéressantes. Les États-Unis, de loin le plus grand pays consommateur de pétrole, affichent logiquement les capacités de raffinage les plus élevées, suivis à la fois par la Chine et Hong Kong. Et bien qu'aucune de ces deux régions ne dispose de réserves appartenant aux plus grandes réserves du monde, elles atteignent avec leur taux de production la troisième voire à la cinquième place. Quant à la Russie, elle est le huitième pays au monde en termes de réserves, mais se hisse à la deuxième place en ce qui concerne les quantités de production. Ceci concorde certes avec les capacités de transformation qui obtiennent la troisième place, mais la consommation russe reste en position intermédiaire parmi les dix principaux consommateurs. Aucun pays européen ne se trouve parmi les dix premiers pays de la liste, que ce soit en termes de réserves ou de production. En revanche, pour ce qui est de la consommation, l'Allemagne arrive en sixième place et présente une structure de raffinerie entièrement adaptée à ce besoin. Notons également que l'Italie, avec ses nombreux ports, occupe la septième place mondiale pour ce qui est des capacités de transformation, mais qu'elle ne joue pas de rôle particulier sur le plan de la consommation et des gisements.

Le « top 10 » en matière de réserves, de production et de consommation de gaz naturel

En ce qui concerne le gaz naturel, les différences régionales relatives aux réserves, à la production et à la consommation sont encore plus marquées que pour le pétrole. Comme pour les réserves de pétrole, les cinq pays du Proche-Orient font également partie des dix régions du monde les plus riches en gaz naturel. Cependant, la Russie dispose de loin des plus grands gisements où les plus grandes quantités sont produites. Pour ce qui est de la consommation, la Russie se hisse en tête juste derrière les États-Unis, deuxième pays au monde en termes de quantités de production. Grâce à de nouvelles découvertes réalisées en partie sur des gisements non conventionnels, les États-Unis ont pu se placer à la cinquième place pour les réserves, derrière le principal détenteur de réserves de gaz naturel qu'est l'Arabie Saoudite. Bien que ni le Canada, la Norvège, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne ou encore la Chine ne disposent de réserves de gaz naturel appartenant aux dix plus grandes réserves du monde, ces pays se trouvent en tête pour ce qui est de la production. Mais parmi eux, seuls le Canada et la Grande-Bretagne font partie des plus grands consommateurs, parmi lesquels on compte également le Japon, l'Allemagne, l'Italie et l'Ukraine.

En raison de ces structures régionales ainsi que de la rapidité des évolutions techniques qui permettent de découvrir régulièrement de nouveaux gisements et de les exploiter de manière rentable, l'entente au-delà des barrières géopolitiques reste à l'avenir un défi difficile à relever en vue de garantir un approvisionnement énergétique efficace.

Pour tout complément d'information, veuillez contacter
Bertrand Cornaz
Public Affairs Esso Schweiz GmbH
Téléphone : +41-44-214 4445
Fax : +41-44-212 1752


 


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